Saturday, April 2

jean paul civeyrac


In a Cahiers du cinéma interview from 2002, Jean Paul Civeyrac spoke of la légèreté in cinema:

‘J’aimerais aller vers un cinéma plus léger, mais ça me paraît une montagne !  En écrivant Le Doux Amour des hommes, je pensais souvent à Stendhal, à son côté « La mort n’y pensons pas, laissons de côté ». J’avais très envie d’être comme ça, et je ne le suis pas du tout. Mais je suis tenté pas la légèreté, le superficiel, « superficiel par profondeur » comme dit Nietzsche. Tout ce qui pouvait aller dans ce sens, je l’ai tenté. Peut-être trop. Parfois cela déstabilisait les comédiens que je leur demande de rire en disant leur propre malheur. J’avais envie que la mise en scène soit aussi assez fluide, que le film ait quelque chose de rapide et vif’ (79).

my translation:


‘I would like to go towards a lighter cinema, but this seems impossible to me! While writing Le Doux Amour des hommes, I often thought of Stendhal, of his saying, “Let’s not think about death, let’s put it aside.”  I really wanted to be like that, and I’m not at all. But I’m drawn to the light, the superficial, “superficiality through profundity,” as Nietzsche says. Everything that could lead me in this direction, I’ve tried it. Perhaps too much. Sometimes it destabilizes the actors when I ask them to laugh while speaking of their own misfortune. I also wanted the direction to be quite fluid, that the film be somehow swift and vivid.’

Esdraffo, B. (2002), ‘ “Je suis tenté par la légèreté, le superficiel”: Rencontre/Jean-Paul Civeyrac’, Cahiers du cinéma, 565, p. 79.